Vélotaf – 6 mois plus tard

Il y a un an, j’ai changé de travail, réduisant par 2 la distance entre mon domicile et mon lieu de travail. Paradoxalement, je mets autant voire plus de temps pour m’y rendre en voiture, ayant aussi changé mes habitudes horaires. Chacun à sa limite en nombre d’heures de trajet par jour, et personnellement, je ne supporte pas de passer plus d’une heure A/R en voiture pour me rendre au travail, surtout dans les bouchons. Dépassant régulièrement cette limite, j’ai donc cherché des alternatives. Étant mal desservi en transports en commun, j’ai décidé de sortir le vélo pour me rendre au travail. J’aimerais par ce post vous fait mon retour d’expérience de 6 mois de vélotaf.

Quelques éléments de contexte

  • J’ai entre 15 et 25kms A/R pour mon rendre au travail (je peux être localisé à différents endroits selon les besoins). Je fais du vélotaf entre 2 et 4x par semaine, selon mon emploi du temps. Je roule uniquement en zone périurbaine, en province.
  • Je ne suis pas un gros cycliste, même si j’ai toujours fait du vélo (principalement du VTT). Je ne suis pas non plus un gros sportif.
  • Il s’agit de ma propre expérience, basée sur mes parcours et mon vécu.

Tester avant d’investir

Pour me faire une idée du vélotaf, j’ai démarré avec ce que j’avais sous la main, soit un single speed bricolé à partir d’un VTT Décathlon rigide des années 90. Ce vélo me sert principalement pour les balades avec les enfants et les courses (alimentaires :-)). J’ai commencé à le prendre 1 fois par semaine, puis 2 à 3 fois. Après quelques semaines, j’ai vite senti les limites de ce vélo, pas adapté à ma morphologie, ni aux « longs » trajets. . Par contre, il m’a permis de démarrer le vélotaf sans investissement, de comprendre les contraintes induites, et de trouver le matériel dont j’aurai besoin pour continuer le vélotaf par la suite.

Prévoir l’équipement

Avec le souhait de faire le maximum de vélotaf possible, j’ai pris la décision d’investir dans un nouveau vélo. Je ne vais pas m’appesantir sur ce sujet dans ce post, chacun ayant ses contraintes et ses envies. Quelque soit le vélo, il y a malgré tout des impératifs : le freinage, l’éclairage (avant et arrière, pour voir et être vu), des pneus adaptés aux types de route, et l’antivol. Les 2 premiers points sont clairement primordiaux pour être le plus en sécurité possible. J’ai déjà vu des cyclistes non éclairés 2 secondes avant de les croiser … Pour le confort, j’ajoute aussi les garde-boues, et une bonne selle (à partir de plus de 5kms par trajet). Il faut aussi prendre en compte l’équipement du cycliste, pour parer à toutes situations (froid, vent, pluie, …). Sur ce point, il vaut mieux avoir plusieurs couches, pour s’adapter facilement aux changements de climat entre le matin et le soir. Et enfin prévoir les vêtements de rechange à l’arrivée au bureau 🙂

Se préparer aux dangers de la route

J’ai plusieurs itinéraires (selon mon lieu de travail), avec des parcours plus ou moins urbains. On se rend rapidement compte que plus il y a de circulation, moins on est en sécurité. Et paradoxalement, les pistes cyclables peuvent se révéler plus dangereuses que la route. Outre l’état de celle-ci (de mon expérience, moins entretenu que la route), rouler sur la piste cyclable signifie être constamment sur le qui-vive pour esquiver les voitures, camions, poubelles, … stationnés sur la piste, ou celles arrivant d’une rue perpendiculaire. Il faut aussi souvent la partager avec les usagers repoussés sur cette voie, comme les piétons. Enfin, il faut cohabiter avec les autres cyclistes, dont beaucoup ne se signalent pas (pas d’éclairages ou de réflecteurs). J’ai essayé plusieurs fois de rouler sur la route, à côté la piste cyclable, et les concerts de klaxon montrent que les voitures ne sont pas ou peu disposés à partager leur voie royale. Je pense malgré tout que, hormis quelques décérébrés (qu’on retrouve hélas dans toutes les catégories), les erreurs commises par les voitures le sont souvent involontairement. En tant que conducteur, j’ai personnellement (re)découvert la réglementation des équipements cyclables (pistes cyclables, DSC, sas vélo, …) après avoir démarré le vélotaf. Et il y a aussi de la peur chez certains, de voir arriver sur leur parcours un 2 roue. Ces conducteurs vont adopter des comportements irrationnels de peur que le cycliste se jette sous leur roue. Je pense qu’éduquer les conducteurs, et se comporter correctement en tant que cycliste pourraient réduire le risque d’accident.

Pour conclure

Ces quelques mois m’ont permis de mettre le pied sur les pédales, et de « devenir » vélotafeur. Malgré les quelques inconvénients (je retiens surtout les conditions méteo), se libérer de la voiture a énormément d’avantages. Moins de stress pour les bouchons, la sensation de prendre des bons bols d’air avant et après le travail, une activité physique plus régulière, … L’aspect financier peut aussi jouer sur la décision (entre le carburant en moins, l’IKV en plus, le coût du vélo peut être rapidement amorti). J’ai toujours besoin de la voiture dans certains cas (courses, déplacement sur la journée, …), mais ne plus en être dépendant et déjà un gros progrès.
Quant aux dangers de la route, je pense qu’il y a faire des 2 côtés, automobilistes comme cyclistes. A mon niveau, je pense pouvoir changer les choses en étant respectueux des règles, et des autres usagers. Partager son expérience au quotidien peut aussi faire changer les mentalités.

Liens utiles

  • Forum Velotaf – LA communauté des vélotafeurs, pleins de bons conseils et d’astuces.
  • Tests antivols FUB – tests des antivols de toute catégorie, classés par résistance.

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